
Triana est un important quartier de Séville. Le Guadalquivir trace une frontière naturelle entre ce quartier et le reste de la cité.
Son nom viendrait d'une déformation de Trajan (empereur romain né en Italica) Trajana - Triana. Mais, selon d'autres sources, ce nom pourrait avoir des origines différentes "tri" du romain et "ana" fleuve ou riviere en celtibère.
Ce quartier a toujours été par tradition un quartier de marins, d'ouvriers, de commerçants, mais c'est surtout par ses fameux toreros ou par ses chanteurs(euses) ou danseurs (euses) de flamenco qu'il est mondialement connu.
Sur la place del Altozano s'élève un monument en l'honneur de Juan Belmonte, figure célèbre de la tauromachie. Ne manquez pas la rue Betis, façade de Triana sur le Guadalquivir et, dans la rue Pureza, la chapelle des Marins et sa statue de la Vierge de l'Espérance de Triana,
Il abrite la plus vieille église de Seville la "Iglesia de Santa ana" construite en 1280, reconstruite partiellement après le tremblement de terre de 1755.
Le pont de Triana nom populaire du Pont Isabel II débouche sur la Plaza del Altozano sur laquelle sont érigées deux statues une symbolisant le flamenco et l'autre la tauromachie - en l'honneur de Juan Belmonte. L'entrée de la place, est gardée par la chapelle del Carmen au dôme recouvert d'azuleros.
Le barrio de Santa Cruz constitue à la fois le centre historique et l’un des pôles les plus emblématiques de la ville de Séville.
Considéré comme son quartier le plus pittoresque,
il trouve son origine dans l’ancienne Judería, c’est-à-dire le quartier juif médiéval. Situé à l’arrière de la cathédrale, cet espace urbain se caractérise par un enchevêtrement de rues et de ruelles étroites formant un véritable labyrinthe. Celles-ci sont bordées de maisons aux façades blanchies à la chaux, souvent ornées de détails colorés, et agrémentées de balcons richement fleuris. Le quartier est également ponctué de petites places pleines de charme ainsi que de patios discrets, parfois dissimulés dans la pénombre, qui contribuent à son atmosphère singulière.
Par ailleurs, la figure de Don Juan, profondément associée à la ville de Séville, trouve son origine dans une histoire qui serait inspirée de faits réels. Entre le XVe et le début du XVIe siècle, un jeune homme espagnol se serait distingué par son comportement immoral, ses nombreux excès et son mépris des normes sociales, religieuses et même divines. Malgré ses agissements, son habileté lui permit longtemps d’échapper à toute sanction. Toutefois, après avoir enlevé une jeune fille d’un couvent sous promesse de mariage avant de l’abandonner, il suscita la colère des moines chargés de protéger cette dernière. Ceux-ci l’auraient assassiné et fait disparaître son corps, attribuant ensuite sa disparition à une intervention divine.
De cet épisode serait né le mythe de Don Juan, figure du séducteur libertin et impie. Ce personnage, largement repris et transformé par la littérature et les arts, est devenu un symbole du matérialisme, de la débauche et du défi à l’ordre moral. Il apparaît sous différentes appellations selon les œuvres qui lui sont consacrées, telles que Dom Juan ou Don Giovanni, témoignant de la richesse et de la diversité de ses réinterprétations dans la tradition culturelle européenne.Histoire |
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