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Torre de Oro - Macarena
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SEVILLE

Torre de oro

Toro-de-oro La Torre de Oro constitue l’un des derniers témoignages de l’architecture almohade à Séville. Édifiée entre 1221 et 1222 sur ordre de son dernier gouverneur, Ibn Ulha,cette tour s’inscrit dans le prolongement des fortifications de l’Alcazar et jouait un rôle stratégique majeur dans la défense de la ville. Elle protégeait en effet un point névralgique, à savoir l’arsenal, en contrôlant l’accès fluvial.

Un dispositif défensif complémentaire existait sur la rive opposée du Guadalquivir, où se dressait une tour similaire. Une chaîne amovible, tendue entre les deux rives, permettait de réguler et de sécuriser l’entrée du port.

De plan dodécagonal, la Torre de Oro doit son appellation aux revêtements de carreaux (azulejos) qui la recouvraient à l’origine et qui, sous l’effet de la lumière solaire, produisaient des reflets dorés

La Macarena

MacarenaLa basilique Santa María de la Esperanza, édifice de facture contemporaine, a été conçue par l’architecte Aurelio Gómez Millán. Elle se situe à proximité des vestiges des remparts almohades qui ceinturaient autrefois la ville, dans le quartier qui porte aujourd’hui son nom. La pose de la première pierre eut lieu le 13 avril 1941, tandis que la bénédiction de l’édifice intervint le 18 mars 1949. L’église se caractérise par un plan à nef unique flanquée de chapelles latérales, et par un retable principal de style néo-baroque.

La statue de Nuestra Señora de la Esperanza occupe la place centrale du retable majeur, installée dans une niche dont les parois latérales et la façade sont revêtues d’argent. Elle fit son entrée solennelle dans la basilique le 19 mars 1949. Le 5 juin 1971, cette figure mariale reçut la médaille d’or de la ville de Séville, témoignant de l’importance de sa dévotion populaire.

Dans la première chapelle du mur de l’Évangile se trouve la figure de Nuestro Padre Jesús de la Sentencia, représentant le Christ au moment où Ponce Pilate prononce sa condamnation à mort.

La Macarena est considérée comme la Vierge la plus vénérée de Séville. Si elle n’est pas unanimement reconnue comme la plus belle, son visage, marqué par un doux sourire et une expression empreinte d’une souffrance naïve et presque enfantine, suscite une profonde dévotion chez les Sévillans. Les trèfles d’émeraude qui ornent sa poitrine lui ont été offerts par le torero Joselito.

Enfin, dès 1023, le roi Abu al-Qasim Muhammad ibn ‘Abbad ordonna la construction de murailles destinées à protéger la ville. À cette époque, Séville s’étendait sur environ trois cents hectares. Les remparts, d’une longueur d’environ six kilomètres, étaient renforcés par cent cinquante tours à base carrée, espacées d’une quarantaine de mètres. Aujourd’hui, les vestiges les plus significatifs de ces fortifications sont visibles à proximité immédiate de la basilique Santa María de la Esperanza.

 

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