
La Plaza de España, édifiée à l’occasion de l’Exposition ibéro-américaine de 1929, a été conçue par l’architecte sévillan Aníbal González.
Elle se caractérise par un vaste hémicycle d’environ 200 mètres de diamètre, autour duquel s’organisent les bâtiments de l’exposition. Les pavillons, d’inspiration néo-Renaissance, associent harmonieusement pierre, brique, fer forgé et céramique (azulejos), conférant à l’ensemble une grande élégance.
L’édifice est structuré par deux tours encadrant un corps central, reliés entre eux par une galerie en arcades en plein cintre, rythmée par des porches. L’un des éléments les plus remarquables est la galerie ornée de céramiques polychromes, où s’inscrivent des bancs décorés d’azulejos dédiés aux 48 provinces espagnoles, représentées selon un ordre alphabétique.
L’aménagement de la place est complété par un canal de 500 mètres de long, franchi par quatre ponts symbolisant les anciens royaumes d’Espagne. Au centre de la composition s’élève une fontaine, qui renforce la symétrie et la monumentalité de l’ensemble.
La Plaza de Toros de la Real Maestranza, située dans le quartier de l’El Arenal à Séville, constitue l’un des hauts lieux de la tauromachie espagnole. Elle occupe une place centrale dans l’imaginaire et la pratique de cet art, en tant que scène privilégiée où se produisent les figures majeures du toreo.
Triompher dans cette arène prestigieuse représente une consécration pour tout torero ; franchir la Puerta del Príncipe « a hombros » — porté par la foule — est perçu comme une entrée symbolique dans l’histoire de la tauromachie.
La construction de l’édifice débute en 1761 sous la direction de l’architecte Vicente San Martín, sur l’emplacement d’une ancienne arène rectangulaire en bois. Le chantier s’étend sur plus d’un siècle, mobilisant plusieurs architectes jusqu’à son achèvement en 1881. L’aspect actuel de l’arène est largement attribué à Juan Talavera, qui en a fixé les principales caractéristiques architecturales.
Il s’agit de l’une des plus anciennes arènes d’Espagne encore en activité. Sa particularité réside dans sa forme ovale, qui la distingue de la majorité des arènes traditionnellement circulaires. Avant son édification, les corridas se tenaient sur la Place de San Francisco.
L’ensemble comprend également une chapelle des toreros, dédiée à la Virgen de los Dolores, ainsi qu’un musée de la tauromachie, inauguré en 1981, qui conserve et expose des objets emblématiques liés à cet art et à son histoire.
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